Karl Marx

Karl Marx
Naissance 1818
Décès 1883

Philosophe, sociologue et économiste allemand. Une contribution colossale de cet homme à la philosophie (le matérialisme dialectique et historique), à l’économie (la théorie du capital et de la plus-value) et à la politique (théorie de la lutte des classes) est reconnue par tous, même par ceux qui ne sont pas d’accord avec ses convictions. Certains auteurs, en se basant sur le nombre d’ouvrages scientifiques consacrés à son œuvre et cette influence colossale qu’il exerça sur l’histoire mondiale, désignent Marx comme le « plus grand penseur du millénaire ». C’est comme s’il s’agissait non pas d’un scientifique, mais d’un deuxième saint Paul (or c’était un apôtre mécréant, puisque Marx proclama que toutes les religions monothéistes étaient l’ « opium du peuple », car elles apportaient au peuple un bonheur illusoire et ont toujours réussi à le convaincre de croire en ce qui contredisait justement ses propres intérêts).

Quoiqu’il en soit, nous avons toujours eu envie de le faire revenir à la vie pour au moins cinq minutes et de lui poser quelques questions fort dérangeantes :

  • Comment cela se fit-il qu’il eut une idée si insensée et manifestement utopique que l’histoire est infaillible, qu’elle progresse inévitablement vers un « avenir radieux » ? Du capitalisme au socialisme et du socialisme au communisme, à savoir vers la société sans classes et sans propriété privée. Il n’y a qu’un seul petit problème : certains individus malintentionnés mettent les bâtons dans les roues de l’histoire, mais ils seront en fin de compte écartés du pouvoir et punis de façon violente par la dictature du prolétariat ?
  • Est-il possible qu’il ne prît pas conscience du fait qu’en confiant notre avenir aux mains d’un foule amorphe, qui, à cause de son manque d’éducation, son mode de pensée appauvri et l’absence de propriété privée, est doté d’une moralité fort douteuse (cela est incontestablement prouvé par le fait que, en temps de paix, ce sont les prolétaires qui commettent pas moins de quatre-vingts-dix pour cent de crimes graves), il ouvre en réalité la voie à la terreur aveugle, aux lynchages omniprésents et aux camps de concentration ?
  • Est-ce qu’il ressent des remords au sujet du fait que suite à l’intégration de ses théories sociales utopiques en URSS, en Chine, au Cuba, au Kampuchéa démocratique ou dans d’autres pays succombèrent pas moins de cent millions de personnes ?

Pour notre plus grand bonheur, les idées de Marx n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. La société « idéale », le communisme, n’a jamais été bâti. De surcroît, la majorité écrasante des pays socialistes se désintégrèrent, en se noyant dans le sang de ses propres citoyens. N’est-il donc pas temps de rejeter définitivement les idées de Marx et de proclamer, comme le fit Nietzsche par rapport à Dieu, que le marxisme est mort ?

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